« Tout commença à Maender Alkoor, une ville commerciale située sur une île… laquelle est située sur un lac… lequel est au fond d’un immense volcan… Bref ! C’est dans la Taverne du Voyageur que Wrandrall, semi démon de son état, cherche quelques compagnons de route pour débuter une quête… Il possède en effet un parchemin indiquant l’emplacement d’un souterrain. Une fois l’équipe en place, les aventuriers partent en route pour ce lieu mystérieux.

Les motivations rôlistiques sont légères (faire une quête sans trop savoir pourquoi !) mais le voyage initiatique réserve son lot d’imbroglio et une importance monstrueuse pour l’avenir de Maender-Alkoor… Cela commençait pourtant si gentiment… ! »

Reflets d’Acide est une saga mp3 créée par un dénommé JBX, amateur de jeu de rôle et de Pépitos (les rouges hein, pas les bleus). Saga rôlistico-médiévalo-fantastique, comme son créateur la nomme si bien, elle se distingue des autres sagas mp3 de bien des manières, notamment par la longueur de ses épisodes (le dernier en date dure une heure et demi !) ses dialogues presque exclusivement en alexandrins, assonances, allitérations et autres figures de style, et par ses références parfois obscures mais toujours bien pensées.

La saga gagne en qualité et en longueur d’épisode en épisode, passant de simple délire vaguement naheulbeukien entre JBX et ses amis rôlistes à un trésor d’héroic-fantasy et de linguistique.

Oh, et ai-je mentionné la qualité audio impeccable, la diversité des voix et des musiques, et les personnages mémorables (mention spéciale à Bernie, caricature de Stéphane Bern et maître incontesté de la broderie) ?

En dire plus frôlerai le spoil sauvage, je dirais donc simplement que cette saga vaut le détour, et de loin !

Les sagas audio sont un média peu connu du grand public, et c’est bien dommage : les plus réussies parviennent, à l’aide de leurs bruitages, dialogues et fonds sonores, à complétement vous emporter dans des histoires parfois drôles, parfois épiques, parfois dramatiques. Souvent les trois.

N’étant que musiques et voix, elles laissent une grande part à l’imagination de l’auditeur. Ne demandant pas autant d’attention qu’un film ou un livre, on peut très bien l’écouter au calme dans son lit le soir ou en passant l’aspirateur dans son salon.

Pour écouter cette petite merveille audiophonique, c’est ici.